Le plus grand adversaire du football féminin togolais en ce moment, ce n’est pas une équipe. C’est le silence. Celui qui plane à quelques jours de la date promise, le 27 juillet 2025, pour le démarrage de la D1 féminine annoncée tout récemment par la FTF. Les joueuses sont prêtes, les crampons sont alignés, les coaches affûtent leurs plans de jeu mais le calendrier, lui, reste introuvable à 11 jours.
Et si la D1 féminine jouait un match contre le silence ? Pour l’instant, ce dernier mène au score. Aucun visuel, aucune programmation officielle, aucun affichage des affiches . Les amoureux veulent vibrer, les joueuses veulent jouer, les sponsors veulent investir, mais comment le faire sans savoir quand et contre qui ?

On sourit parfois pour ne pas pleurer : “La D1 féminine, le championnat où le suspense est même sur la date de début.” Mais derrière l’humour, la frustration est réelle. Les joueuses méritent un terrain, un horaire, une affiche, un public. Pas une liste d’attente sans fin.
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Il est temps de transformer ce 27 juillet en victoire, pas en un report de plus. De prouver qu’on peut lancer un championnat féminin à la date annoncée, sans excuses ni “on vous tient informés”. Parce qu’un championnat qui recule sans cesse, ce sont des talents qui s’usent, des rêves qui se fatiguent et un public qui finit par décrocher.
Alors, la D1 féminine sera-t-elle au rendez-vous le 27 juillet ? Ou allons-nous applaudir une nouvelle fois le silence ? La balle est dans le camp de ceux qui détiennent le calendrier.
Le terrain est prêt, les joueuses aussi. Le public n’attend qu’un coup de sifflet. Pas un coup de frein.




