La saison 2025-2026 du championnat national féminin de première division reste sans date officielle de démarrage identifiée. Une situation qui relance les interrogations, plusieurs mois après les assurances de Yvette Klussey, responsable du football féminin, qui promettait une reprise « très bientôt ».
« La prochaine saison, c’est pour très bientôt […] de toute façon, ça sera au cours de cette année, le plus tôt possible. »
Yvette Klussey
Ces propos de Yvette Klussey, responsable du football féminin, prononcés à l’issue de la saison 2024-2025, avaient laissé espérer un retour rapide des équipes sur les pelouses. Mais aujourd’hui, le calendrier raconte une autre histoire.

L’année touche progressivement à sa fin et le championnat national féminin de première division, saison 2025-2026, attend toujours une date officielle de démarrage clairement annoncée. Le « très bientôt » promis semble s’éloigner au fil des semaines.
Alors, que s’est-il passé entre cette déclaration et la situation actuelle ?
À l’époque, il était question d’échéances internationales, de respect du calendrier et de la nécessité de ne pas pénaliser davantage les acteurs du football féminin. Pourtant, plusieurs mois plus tard, l’incertitude demeure. La compétition est-elle simplement retardée ? Les préparatifs sont-ils toujours en cours ? Une date a-t-elle été retenue sans être rendue publique ? Ou faut-il craindre que cette saison ne se dispute finalement pas ? À ce stade, aucune conclusion définitive ne peut être tirée sans une communication officielle de la Fédération togolaise de football (FTF). Un championnat ne se prépare pas uniquement avec des annonces. Il faut des échéances précises, une organisation claire et des conditions permettant aux équipes de travailler sereinement.
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Derrière cette attente, il y a des joueuses qui souhaitent progresser, des entraîneurs qui doivent planifier leur travail et des clubs qui ont besoin d’organiser leurs activités. Comment demander aux joueuses de se préparer à des échéances internationales lorsque leur propre championnat reste dans le flou ? Comment les clubs peuvent-ils construire un projet sportif cohérent sans connaître la date de reprise de la compétition ? Et comment espérer renforcer durablement le football féminin togolais si la régularité du championnat devient elle-même une source d’incertitude ?
Ces questions méritent des réponses. Car le football féminin ne peut pas avancer uniquement au rythme des promesses. Il a besoin d’un calendrier prévisible, de compétitions régulières et d’une organisation qui permette aux joueuses de rester dans une dynamique sportive. L’enjeu n’est plus seulement de savoir pourquoi le championnat tarde à démarrer. Il est désormais de connaître la suite.
La saison 2025-2026 de la D1 féminine aura-t-elle lieu ? Et si oui, à quelle date ?
Une communication claire de la FTF permettrait de lever les doutes et de donner aux clubs comme aux joueuses une perspective concrète. En attendant, l’incertitude continue de peser sur une discipline qui a besoin de continuité pour progresser. À l’approche de 2027, le risque d’une longue interruption des compétitions nationales ne peut être ignoré. Mais avant de parler de saison perdue, les acteurs attendent surtout des informations précises sur les intentions et le calendrier de la Fédération.
Le football féminin togolais mérite mieux qu’une attente sans échéance. Les joueuses ont besoin de compétition, les clubs ont besoin de visibilité et les passionnés ont besoin de savoir où va leur championnat.
« Très bientôt » ne peut pas devenir une date sans fin. Le calendrier, lui, continue d’avancer. Et les joueuses attendent toujours.



